Le Royal Climbia's Club.

 

 Club de Lodelinsart (Charleroi - Hainaut - Belgique).

Créé en 1892.

C’est un groupe folklorique et philanthropique.

Qu’est-ce que le folklore, sinon un ensemble de traditions étroitement liées à la vie d’un peuple, capables de donner à une région, son pittoresque, sa truculence et son originalité ?

 

Il est bien rare qu’un cercle persiste autant d’années !

Cette longévité est due au sérieux de la collaboration de tous ses membres et au soutien efficace de la population de Lodelinsart qui œuvre bénévolement pour ce club.

  

Les Climbias tiennent à remercier très chaleureusement tous leurs bénévoles, car, sans eux, rien ne serait possible !!

  

En effet, tout le monde a conscience de l’importance de ce cercle philanthropique . La philanthropie est un sentiment très beau qui pousse les Hommes à venir en aide aux autres Hommes.

 

C’est ainsi que, chaque année, les Climbias secourent maints handicapés, pauvres et personnes dans le besoin.

 

Tous les bénéfices de leur bal et de leurs autres activités servent, depuis plus de cent ans, à offrir un « petit coin de ciel bleu » aux plus démunis de notre société, dans la région de Charleroi.

 

Néanmoins, les Climbias mènent toujours une petite « enquête » avant de réaliser leurs dons afin de vérifier la véracité des cris de détresse qui leur sont adressés !

 

Quelles seraient la surprise et la fierté des membres fondateurs s’ils pouvaient encore voir le succès de leur club qui fait partie du patrimoine de Lodelinsart ?!?

 

 A Lodelinsart-ouest, en 1980, une cité de logements sociaux, appelée "Résidences Climbias" a été construite et, devant ces buildings, plus tard, a été érigé un monument en pierre en forme de climbia (pince de bois utilisée en verrerie).

 

Il faut savoir que le nom "Climbias" est un terme protégé et qu'il ne peut s'employer qu'avec l'accord écrit du Club des Climbias, sous peine de poursuite en justice.

 

Quel est l'historique du Royal Climbia's Club?

Tout commença lorsque Lodelinsart faisait prospérer des fours à verre à la fin du 19e siècle.

 

Cinquante verreries toutes plus productives les unes que les autres y étaient installées.

Lodelinsart était l’un des centres les plus glorieux de l’industrie verrière et avait le surnom de « Petit Paris ».

 

Le travail des anciens verriers était pénible.

Le verre, en fusion dans des bassins de briques réfractaires, était cueilli à l’extrémité d’une canne creuse en fer, par un ouvrier appelé « gamin ». Il passait la canne, lourde de 10 à 15 kilos, au souffleur qui soufflait, soufflait, soufflait……dans la masse de verre en la balançant, la réchauffant plusieurs fois.

La masse de verre se dilatait, telle une immense bulle de savon, s’allongeait et devenait un cylindre creux appelé canon.

 

Imaginez-vous avec respect ces hommes puissants aux joues incessamment gonflées et la figure marquée par l’effort, à proximité des grands fours plein de flammes et du verre rougeoyant maintenu à une température de 1.800 degrés !

Quel dur labeur !

 

Cependant, souffler le verre, à cette époque, était un privilège et les nobles verriers ne recevaient que des gentilshommes comme souffleurs !

Ils formaient un clan très fermé en se transmettant le métier héréditairement.

Ils pensaient que l’aptitude à exercer ce dur métier ne pouvait être transmise que par le sang.

 

Le canon refroidi était fendu sur sa longueur et les deux lèvres de verre étaient séparées par des petites broches de bois brut.

 

Cette broche de bois se nommait « climbia ».

Ensuite, le canon était réchauffé et étendu par le long travail du râteau de bois des « gamins ».

Le canon s’ouvrait jusqu’à former une feuille de verre bien plane.

 

C’est dans ce contexte de grande prospérité verrière que naquit un jour le club des Climbias.

 

Si le verrier travaillait dur, il aimait aussi s’amuser !

Le « Petit Paris » était animé par maints cafés d’où sortaient rires et chansons en cascade.

 

C’était le soir du 18 janvier 1892, au « Carré bleu », un des nombreux cafés lodelinsartois.

Un jeune et joyeux luron, bourgeois issu d'une famille de gentilhomme verrier, eut l’idée originale de demander à d’autres copains d’organiser ensemble un bal masqué et travesti. Ils étaient tous des amis de l'Athénée de Charleroi (et deviendront plus tard fonctionnaires ou hommes d'affaires).

Ils se rassemblèrent à sept et décidèrent de fixer le bal au dimanche 10 février 1893.

Ils donnèrent le nom de « Faquin’s club des climbias » à leur cercle.

En octobre 1893, le club était formé de dix membres et ils décidèrent d’en accepter encore trois autres.

 

Le règlement interne du club fut arrêté :

 

Ils seraient définitivement 13 et tous nés à Lodelinsart.

Lorsqu’un membre mourrait, il faudrait absolument les 12 voix pour qu’un nouvel élu entre au sein de leur société.

Ils s’engageaient à œuvrer pour les pauvres sous la devise « Plaisir et charité ».

 

Rapidement, le « Faquin’s club des climbias » se transforma en « Climbia’s club ».

 

Si, à la création du bal des Climbias, les affiches étaient très petites, il n’en fut plus de même pour les affiches du début du 20ème siècle.En effet, elles étaient géantes et chatoyantes, imprimées à partir de catalogues aux Etats-Unis, car aucune imprimerie de la région ne pouvait réaliser d’affiches aussi spectaculaires.

Après cinquante ans d’existence, toute association sans but lucratif devient une société royale.

Donc, en 1947, le cercle devint le «  Royal Climbia’s Club ». (Pas en 1943, à cause de la guerre).

 

 

Carnaval.

En 1926, les treize Climbias eurent l'idée de participer au cortège carnavalesque de Charleroi.

Depuis, chaque année, il en est ainsi : le Mardi-Gras est jour de fête pour les Climbias en tenue d’apparat qui, à bord de landaus décorés, tirés par des chevaux, parcourent les rues applaudis par la population en liesse.

Depuis le centième anniversaire du club, un géant Climbia, les accompagne dans leur tour de ville.

IL est porté par les courageux marcheurs de Lodelinsart, le Club des  Vias Promeneurs  qui ne font jamais défaut.

Les Climbias les en remercient.

 

 

Costume.

La composition exacte du costume des Climbias comporte :
l’habit noir à « queue de pie »  sur une chemise blanche à coins cassés rehaussée d’un gilet blanc à pointes, d’un nœud papillon blanc, de culottes de soie noire arrêtées sous les genoux et de bas de soie noire, chaussures noires ( réplique de l’habit que portaient les «  Chevaliers de l’ordre de la Jarretière » créé par le Roi d’Angleterre, Edouard III, en 1348), cape noire doublée de tissu rouge sur les épaules et, sur la tête, pour donner une note carnavalesque,
le fez rouge légendaire (qui est appelé aussi chéchia) décoré d’une corne d’abondance dorée et d’ un gland de soie noire.

( Les Climbias Honoraires, qui ont quitté la vie active du Club, se reconnaissent par un gland de soie dorée sur leur fez).

A leur boutonnière, les Climbias arborent l’insigne du club auquel est attaché un authentique climbia de bois.

 

 

 

Bal d’enfants.

A présent, le bal des Climbias a lieu, invariablement, le samedi qui suit le Mardi-Gras .

  

Cette journée, combien fatigante pour eux, débute à 15 heures par un bal d’enfants.

Ils sont plus de mille, chaque année, à venir goûter au plaisir de la grande salle de la « Ruche Verrière » bourdonnante et noire de monde.

Les Climbias, en grandes tenues, les entraînent dans de folles farandoles sous les regards attendris et enjoués des parents et des grands-parents. Spectacle d’animation, Gilles, fanfare, disco…….tout pour faire la fête !

Que de confettis, serpentins, cotillons !!

Que de magnifiques déguisements !!

Chaque petit participant au bal reçoit, à la sortie, un gros sachet de friandises.

Et les petits « masques », ravis, se promettent de revenir l’an prochain !!!

 

 

Et entre le bal d’enfants et celui du soir ?

 

Sonne l’heure, pour les Climbias, de déguster la tête de veau, comme chaque année, par tradition !

Pourquoi de la tête de veau ?

Seulement pour faire revivre la légende lodelinsartoise !

Les lodelinsartois sont surnomés les « Vias du Sart », depuis 1716.

 

A cette date, il s’agissait d’élire un bourgmestre à Lodelinsart.

Trois candidats avaient obtenu le même nombre de voix lors des élections.

L’idée vint de leur faire subir des examens écrits.

Ils obtinrent le même nombre de points.

Comment faire ?

Un villageois proposa de les départager par une course dans un pré voisin : le vainqueur de l’épreuve physique serait l’élu !

Le départ fut donc donné et les lodelinsartois criaient pour encourager leur candidat préféré.

A ce vacarme, un veau qui paissait dans le pré, prit peur et se mit à courir également. Ce fut lui qui traversa premier la ligne d’arrivée.

Il fut dit que le nouveau bourgmestre était le veau !

Le rire secoua tout le village et la légende fut perpétuée de génération en génération.

  

En mangeant la tête de veau, le Climbia se sent donc plus lodelinsartois que jamais !

 

Sachez que le Blason de Lodelinsart est orné de deux veaux et de deux climbias (broches de bois) !

 

Après ce joyeux souper, les Climbias arrivent, en cortège, au son des fanfares et accompagnés de Gilles, sur la grand place.

 

 

Grand bal costumé du soir.

 

La «Ruche Verrière » toute illuminée est déjà enfiévrée par une foule amassée.

A l’entrée des Climbias, drapeau en tête, l’ambiance s’échauffe au son de l’hymne joyeux des Climbias.

Les Gilles suivent mettant un caractère carnavalesque et faisant vibrer le cœur wallon de bien des gens !

Les Climbias s’empressent ensuite d’ouvrir le bal, au son d’un orchestre endiablé, en allant inviter les travestis qui sont impatients de se livrer au plaisir de la danse.

Au cours de cette nuit folle, un concours des plus beaux travestis a lieu, doté de magnifiques prix.

La musique tonne, les gens rient, la bière et le champagne coulent à flots : c’est la grande fête attendue chaque année par tant de sympathisants !!!

Elle ne s’achève qu’à l’aube, vers cinq heures du matin, avec les  Climbias sur scène chantant «  Ce n’est qu’un au revoir ».

 

 Lodelinsart  doit son incomparable renom à ces hommes qui ont la joie de donner du bonheur, depuis plus d’un siècle !

 

 

Bruxelles……..et ….Binche.

 

La célébrité des Climbias est accentuée depuis l’année 1981 en augmentant la garde-robe de Manneken-Pis de Bruxelles d’un magnifique costume de Climbia à sa taille.

Chaque année, le jour du bal des Climbias, à la capitale, Manneken-Pis porte l’habit du gentilhomme verrier lodelinsartois !

De plus, les Climbias ont offert au Musée du masque à Binche, un Climbia d’honneur, grandeur nature, en habit d’apparat.

 

Voici bien des preuves irréfutables de l’appartenance du Royal Climbia’s club au folklore populaire wallon à part entière !

 

 Concours.

 

Comment est organisé le concours  de travestis au bal du soir ?

 

Il débute à 22 heures jusque minuit.

Les concurents peuvent s’y inscrire gratuitement dans une de ces catégories :

-féminin

-masculin

-originalité

-couple

-groupe (minimum 4 personnes)

 

Les enfants ne peuvent concourir (un enfant peut passer sur scène avec un ou des adultes mais en guise d’accesseoir seulement).

 

Le port du masque ou d’un grime de composition élaborée est obligatoire.

 

Tous les participants au concours gagnent un prix.

Les résultats sont proclamés et affichés vers 3 heures du matin.

Les prix sont remis à « La Ruche Verrière » le dimanche entre 16 heures et 18 heures.

 

Le jury est indépendant des Climbias.

 

 

 

Comment les Climbias peuvent-ils offrir autant de magnifiques cadeaux à leur concours de travestis ?

 

Les treize hommes se dévouent à solliciter une multitude de commerçants et de particuliers.

 

Ils en profitent, d’ailleurs, pour  remercier tous leurs sponsors !!!!

 

 

Pourquoi la fête se fait-elle à « La Ruche Verrière » ?

A la fin du 19e siècle, le secteur verrier connaît des crises successives et conduisent les verriers à se regrouper en syndicats : le plus influent est l’Union Verrière créée en 1882.

En 1886, il y a eu de terribles grèves, avec 17 morts. Les célèbres Schmidt et Falleur ont été jugés comme responsables et ont été défendus par Jules Destrée.

 

En 1894, Edmond Gilles, organise le « Syndicat des étendeurs verriers belges » pour mieux résister aux exigences du patronat, à Charleroi-Nord.

A partir de juin 1895, les réunions ont lieu au « Salon de l’Harmonie » à Lodelinsart.

C’est également dans cet immeuble que fut organisé le premier bal des Climbias.

 (D'ailleurs, la ruelle de l'Harmonie porte, depuis le 100ème anniversaire des Climbias, le nom de Ruelle des Climbias).

L’association syndicale est cependant forcée d’abandonner ce local.

L’idée est lancée, par les ouvriers de la verrerie Morel, de voir l’Union Verrière disposer de son propre local.

Des listes de souscription circulent alors dans les verreries et le succès dépasse toutes les espérances.

Ainsi, le 7 octobre 1897, naît à Lodelinsart, la société coopérative « La Ruche Verrière », sur la grand- place.

Cette place s’appelle, à l’heure actuelle, Place Edmond Gilles.

 

Le bal des Climbias y fut déplacé également et s’y organise toujours.

 

 

Comment devient-on Climbia?

Avant de postuler, l’homme qui espère devenir Climbia doit savoir ce qui suit.

 

A l’origine, le Climbia devait être absolument lodelinsartois et de plus, célibataire.

Quand les hommes mariés furent admis au sein du groupe des treize, ils durent présenter un accord de leur épouse qui devait se sentir concernée et parfaitement consciente  que le Climbia consacre bien des soirées à la société.

 

Si, au regard des gens, le titre de Climbia est un réel honneur, il lui en coûte fort cher !!!

Le prix de son costume d’apparat tout d’abord, les cotisations mensuelles destinées à alimenter la caisse qui paiera les dépenses collectives, le souper de gala qu’il est traditionnellement tenu d’offrir après son élection aux Climbias, s’ajoutent à toutes les dépenses qu’entraîne sa notoriété.

Il paie son entrée au bal. Son épouse aussi, d’ailleurs.

Il faut savoir qu’il doit donner de son temps aussi et user de son carburant et de son téléphone personnels pour recruter et entretenir le sponsoring du Club (vente du plus possible de cartes d’entrées du bal en « prévente », recherche de publicités pour le journal des Climbias et pour les masques en papier, recherche de donateurs pour les lots du grand concours de travestis et pour la tombola du bal des enfants…..).

Il est aussi fort sollicité à participer à des délégations de représentation du Club (fêtes, expositions, soupers….).

 

Lui est demandé aussi de trouver des volontaires (bénévoles) pour aider les Climbias quand c’est nécessaire.

 

Les Climbias sont nécessairement treize, pas un de plus, pas un de moins. (Les Climbias Honoraires ne sont pas comptabilisés dans les 13).

Le départ de l’un des leurs met immédiatement la société en position de recherche. Les douze, chacun de leur côté, cherchent le futur compagnon qu’il espère idéal.

Mais, n’est pas Climbia qui veut !!

Il doit être irréprochable, habiter pas trop loin de Charleroi à son élection.

Il doit être convaincu du bien-fondé du cercle.

Sa candidature écrite doit être appuyée par deux parrains Climbias.

Pour être élu,le candidat présenté doit obtenir l’unanimité des voix. Un seul « non » et on passe au second et dernier tour par vote secret. Un candidat rejeté deux fois, ne pourra plus jamais être présenté.

Lorsque l’unanimité est obtenue, le nouvel élu est appelé et, quelle que soit l’heure, il doit venir payer le champagne à ses douze collègues de la philanthropie.

 Il devient alors le treizième Climbia et, de ce fait, est astreint à toutes les corvées de table : il doit commander toutes les boissons pour le groupe.

 

Les réunions ont lieu une fois par mois, normalement, sauf pendant les grandes vacances. Néanmoins, lorsqu’une de leurs très nombreuses activités approche, il y a beaucoup plus d’assemblées.

Quelque soit le nombre de présents à la réunion, tout est payé solidairement par tous les Climbias présents ou non : ingénieux procédé pour éviter l’absentéisme !

 

Le club des Climbias se veut pluraliste et, en réunion, toute discussion politique ou philosophique est interdite.

De plus, il y a une hiérarchie, des règles bien établies et des statuts à y respecter.

Les débats d’assemblées se font en huis clos et ne doivent pas se divulguer au dehors de celles-ci : le Climbia sait donc tenir sa langue et ne rien raconter, même à son épouse! Néanmoins, celle-ci est certainement la bienvenue pour aider les Climbias à chaque fois que c’est nécessaire.

Il a à cœur de promouvoir, à chaque occasion, son groupe philanthropique auprès du public et, en aucun cas, dénigrer les Climbias.

Il veille à entretenir les bonnes relations et ambiance au sein de son Club.

Il se fait un devoir d’agir avec diligence et fait preuve d’objectivité.

Enfin, il ne doit pas attendre un retour financier en sa faveur en entrant au sein du Club.

 

Il a toujours en tête que son seul but, en résumé, est la philanthropie : aider les démunis.

 

 

 

Noms des fondateurs du Club:

 

Léopold Delbauvre (premier Président).

Jean-Baptiste Bellière.

Victor Chalmagne.

Gédéon Gevelle.

Paul Haakman.

Joseph Lefèvre.

Isidore Mayer.

Arius Robert.

Victor Schmidt.

Oscar Vanden Bussche.

Et, très peu de temps après……………….

Arthur Muldermans.

Mineur.

Quinet.

 

 

Noms de tous les hommes qui ont été Climbias: (certains pendant très longtemps, d’autres…., seulement quelques années) :

 

Par ordre d’entrée au sein du club :

 

Léopold Delbauvre, Gédéon Gévelle, Jean-Baptiste Bellière, Paul Haakman, Joseph Lefèvre, Isidore Mayer, Arius Robert, Victor Schmidt, Oscar Vandenbussche, M. Muldermans, M. Mineur, M. Quinet, Edgard Monseu, Sylvain Tazat, Charles Michaux, Léon Bruyère, Hector Lising, Gustave Warnont, Joseph Waselle, Roger Londot, Marcel Jumet, Noël Bertaux, Maurice Grenson, Richard Lenders, Maurice Ladrière, Hervé Bertrand, Urbain Londot, Léon Michaux, Robert Delaby, Auguste Delplace, Jacques Robert, Pol Genot, Auguste Jordan, Lucien Bourgeois, Georges Liesse, Jean-Marie Delfferrière, Daniel Massart, Jacques Lacroix, Paul Hasquin, Jean-Marc Bourghelle, Michel Meunier, Jean-Pol Jacobéus, Freddy Heurckmans, Jean-Pol Jarczynski, Michel Herbin, Jean-Marc Godefroid, Christian Renard, Giovanni Michelotti, Donato Gentile, Francis Debruyne, Pol Lefèbvre, Dominique Meyers, Daniel Gauquier, Robert Lefèvre, Claude Despiegeleer, Silvano Ticchi, Eric Lecomte, André Quertinmont, Christian Meysman, Jérémy Cornet, Murphy Smets, Khaled (Eddy) Ghomadi, Roger Deffontaine, Patrick De Spiegeleer.

 

Noms des Présidents des Climbias :

 

1)  Léopold Delbauvre (de 1892 à 1918)

                   Voici une photo de sa fille, Marguerite Delbauvre, qui a été interviewée et même fêtée à l'occasion du 100ème anniversaire du club (photo en compagnie  du Climbia Jacques Lacroix).

                   Chose troublante: elle est décédée, à l'âge de 104 ans, la nuit du Bal des Climbias du 8 mars 2003.

 

2)   Gédéon Gévelle (de 1918 à 1941)

3)   Sylvain Tazat (de 1941 à 1948)

4)   Noël Bertaux (de 1948 à 1976)

5) Pol Genot (de 1976 à 1997)

6)   Lucien Bourgeois (de 1997 à 2008)

 

 7) Francis Debruyne (depuis 2008)

 

 

Des Climbias qui ont marqué la mémoire :

 

Richard Lenders.

C’était le plus grand des Climbias, donc, à ce titre, il avait le droit et le devoir de porter la bannière du club.

 

 

Hector Linsingh.

C’est à son instigation, qu’en 1926, les Climbias participèrent au cortège carnavalesque de Charleroi.

Il a, malheureusement, fini en martyr dans les fours crématoires nazis.

 

 

Roger Londot.

Entré, à l’âge de 18 ans, en 1921, il est décédé en habit de Climbia, chez lui, après avoir reçu une décoration pour ses 65 ans de Climbia au Palais des Beaux-Arts de Charleroi.

Il avait souhaité, qu’après sa mort, chaque année, il y aie un « Prix Roger Londot », dans chaque école de Lodelinsart, à attribuer à l’élève le plus méritant. Cela se fait toujours aujourd’hui.

Il a reçu le Climbia d’Or avec barrette Diamant et Emeraude.

 

 

Noël Bertaux.

Entré, à l’âge de 18 ans, en 1921, il est devenu Président des Climbias en 1948 et Président Honoraire en 1976.

En 1926, Noël, artiste peintre à ses heures, a dessiné le premier drapeau. Cet ancêtre est, à présent, encadré dans la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville de Lodelinsart. En 1981, il a dessiné la bannière remplaçante du premier.

Il a été décoré aux Beaux-Arts de Charleroi pour ses 65 ans de Climbia.

Il a reçu le Climbia d’Or avec barrette Diamant et Emeraude.

Il est décédé, à l’âge de 94 ans, en 1992.

Il a encore pu assister à toutes les festivités qui ont eu lieu pour préparer le 100e bal !

Il a été Climbia pendant 72 ans!!

 

 

Maurice Grenson.

Il a reçu le Climbia d’Or.

 

 

Auguste Delplace.

Il a reçu le Climbia d’Or.

 

 

Urbain Londot.

Frère de Roger Londot.

Il a reçu le Climbia d’Or.

 

 

Hervé Bertrand.

Il a reçu le Climbia d’Or.

Certes l’un des plus gais Climbias, il avait, par testament, légué à ses camarades Climbias, une somme importante afin qu’ils puissent faire bombance, le jour de ses funérailles.

Le 12/09/1978, ses cendres franchirent les grilles du cimetière de Lodelinsart, accompagnées par les 12 autres Climbias et la fanfare.

Celle-ci, la famille, les proches, les nombreux amis restèrent à l’entrée du cimetière car, selon les vœux du défunt, il voulait être seul, tout seul avec son groupe.

Le cœur était lourd et les yeux se mouillaient mais ils ont fait ce qu’il avait demandé : danser, manger, boire et chanter en son hommage.

 

 

 

Léon Michaux.

Il a été élevé dans l’ambiance des Climbias et, il n’y a que lui (des premiers aux derniers Climbias entrés jusqu’aujourd’hui) qui était fils de Climbia. Son père était Charles Michaux.

Il est entré dans les Climbias en 1946.

Il a reçu le Climbia d’Or.

Une des filles de Léon, Catherine, aurait tant voulu être Climbia : mais les dames ne sont pas admises à rentrer comme membres du club. Néanmoins, elle ne raterait aucun bal des Climbias pour rien au monde !

 

 

Jacques Robert.

Lui aussi, il a été bercé par l’air des Climbias : Arius Robert, l’un des fondateurs du club, était son oncle.

Jacques est entré dans le club en 1949.

Il remplaça Richard Lenders comme porte drapeau car sa taille l’y obligeait.

Il a reçu le Climbia d’Or.

 

 

Pol Genot.

Entré en 1954 dans les Climbias.

 ( Son couplet dans la chanson des Climbias parle de « petit milieu » et de « plot’ on ne peut mieux » : il a été un joueur de balle pelote très réputé.)

Conseiller communal à Lodelinsart, il y est devenu Echevin puis Bourgmestre. En fait, c’est lui qui a été le dernier Bourgmestre de Lodelinsart ! A la fusion des communes, il est devenu Echevin des fêtes et des sports de la grande Ville de Charleroi.

En 1976, ses amis Climbias l’ont élu Président.

Pendant sa présidence, les festivités du 100e bal ont été innombrables et, de par sa notoriété, il a fait de cet événement, avec son équipe de Climbias, des moments de joies, d’intenses émotions et de souvenirs inoubliables.

Son beau-fils, Donato Gentile, est entré dans le club à ce moment.

Quel monde au 100e bal !!

A 1 heure du matin, le concours de travestis n’était toujours pas fini, tellement il y avait eu de participations.

 

Parlons-en du concours : ça, c’est son bébé à lui ! Il a eu l’idée, en 1956, de créer un concours de plus beaux costumes.

Ce concours a toujours été en progressant d’années en années : que de sponsors il a sollicité, aidé par ses braves Climbias !!

Le concours reste aujourd’hui, l’attraction majeure du bal.

Pol a été aidé par son épouse, Gilberte(décédée à l’âge de 55 ans en 1985), par ses 2 filles, Mary et Sabine, par ses 4 petits-fils  ( Axel, Dorian, Sliman, Esteban) et par sa 2e épouse, Lucette à « monter » le concours qui est un travail colossal.

 

Il a reçu le Climbia d’Or.

 

Il était toujours dans sa fonction de Président lorsqu’il est décédé le 13 août 1997. Il allait avoir 71 ans dont 43 ans de Climbia.

Les gens parlent souvent de lui et le regrettent : il était si efficace, sociable et avenant !

 

Une marionnette Climbia a été créée avec ses traits.

 

 

 

Lucien Bourgeois.

Entré au sein des Climbias en 1957, pour faire plaisir à son épouse, Lucienne et au papa de celle-ci, Auguste Delplace qui faisait partie du club.

A cette époque, il hésitait beaucoup à poser sa candidature car il se trouvait trop timide. D’années en années, Lucien prit de l’assurance et le côté festif de ce bon vivant prit le dessus.

Il a « repris les papiers de Pol Genot » à son décès et est devenu Président des Climbias à son tour, en 1997.

 

En 2007, il a fêté ses 50 ans de Climbia dont 10 comme Président.

En 2008, il a demandé son honorariat.

 

Michel Meunier, le mari de sa fille unique, Martine, est lui aussi rentré au club en 1979.

Le petit-fils de Lucien, Benjamin, est bénévole : il aide son papa au « bodega » du bal.

 

Lucien a reçu la plus haute décoration : Climbia d’Or avec barrette de Diamant et Emeraude.

 

 

Jean-Marie Delferrière.

Entré en 1961, sa particularité est qu’il est resté 13ème Climbia pendant presque 13 ans.

Il a donc été corvéable à souhaits !

Il a reçu le Climbia d’Or en 1996 pour ses 35 ans de vie active au sein du club. Par après, il a eu la barrette de Diamant et Emeraude.

Il est devenu honoraire en 2007.

 

 

Jacques Lacroix.

Il a été Maître de bouche et Protocole des Climbias, c’est très souvent lui que les médias interviewaient.

Il a reçu le Climbia d’Or avec barrette de Diamant et Emeraude.

Il a demandé son honorariat en 2008.

 

 

Pol Hasquin.

Il a reçu le Climbia d’Or.

Il est devenu honoraire en 2006.

 

 

Michel Meunier.

Il a reçu le Climbia d’Or.

 

 

Jean-Pol Jacobéus.

Il a reçu le Climbia d’Or.

Entré en 1979, il remplaça Jacques Robert comme porte drapeau. Lorsqu’on est le plus grand du groupe, c’est une obligation !

Mais, en 2007, un plus grand que lui est arrivé et il a du céder le fanion à Jérémy Cornet.

 

 

Francis Debruyne.

A l’âge de 8 ans, Francis est arrivé avec ses parents, Franz et Nelly, à la « Ruche Verrière »: ils ont tenu cet établissement pendant tant d’années !

Il a grandi dans cet esprit festif et a toujours eu le désir secret de devenir Climbia un jour.

Sa vie à lui, c’est la « Ruche »: il y a vécu, y a été D.J.(animation de la 2e salle et du bal d’enfants des Climbias) et, ses amis disent, en blagant, que, quand il rentre chez lui, c’est pour revenir à la « Ruche » dans peu de temps!

C’est, d’ailleurs, un de ses fils qui est D.J. au bal d’enfants, actuellement.

Entré dans le cercle en 1993, il en est maintenant le Président.

 

 

 Les décorations des Climbias:

Suivant un protocole bien établi, les Climbias reçoivent une décoration, offerte par les autres membres du club, à savoir :

 

-Climbia d’Etain : après 10 ans de vie dans la Société.

-Climbia d’Argent : après 20 ans de vie dans la Société.

-Climbia d’Or : après 25 années de vie dans la Société.

-Climbia d’Or avec barrette Emeraude et Diamant : après 30 années de vie dans la Société.

Il faut savoir qu’avant l’an 2000, le nombre d’années était plus élevé avant de recevoir les décorations.

En effet, avant, on entrait jeune dans le club ; Maintenant, on devient Climbia, en général, plus tardivement…… il avait donc fallu adapter en revoyant le protocole.

(Les anciens avaient reçu le Climbia d’Argent après 25 ans, l’Or après 35 ans, le Diamant après 50 ans et la barrette avec l'émeraude après 60 ans de vie « climbiastique ».)

 

Décorations offertes par les Climbias:

Chaque année, quelques sympathisants, de très fidèles participants aux bals, sont également décorés par les Climbias, au début du bal du soir, par une belle médaille qui récompense leurs très nombreuses années  de présence aux bals des Climbias.

Si vous êtes de ceux-là et pas encore décorés, vous pouvez le faire savoir à un Climbia.

 

 

 Autres activités du Royal Climbia's Club:

 

En plus du cortège carnavalesque de Charleroi, le jour du Mardi-Gras, du Bal d’Enfants et du Grand Bal du soir des Climbias, toujours le samedi qui suit le Mardi-Gras, le « Royal Climbia’s club » organise :

 

-un voyage surprise, en été, pour les sympathisants des Climbias.

C’est toujours une belle journée: trajet en car, visite d’un site touristique et un très bon dîner gastronomique sont au programme pour le plus grand plaisir des participants.

 

-un banquet de gala, en novembre, à la « Ruche Verrière » de Lodelinsart aussi.

Il est toujours organisé au profit d’un enfant ayant de gros problèmes de santé et ayant bien besoin d’être aidé.

 

-un marché de Noël, au Village de Noël de Charleroi, pendant tout le mois de décembre 2007.

Les Climbias y ont vendu des poupées en costume de Climbia, des refroidisseurs à vin et des seaux à champagne à leur effigie, du champagne (à la bouteille ou au verre), de l’apéritif spécial Climbia, des boules de Noël à leur effigie……

Les bénéfices ont été également destinés à aider les démunis.

Les Climbias y  ont organisé un soir une distribution de cougnols et de potage aux personnes des Restos du Cœur et aux  malheureux.

 

 

Des destins de vie de quelques épouses de Climbias :

 

- Lucienne Delplace :

Fille du Climbia Auguste Delplace, épouse du Climbia Lucien Bourgeois (Président de1997 à 2008 et Président Honoraire, actuellement) et belle-mère du Climbia Michel Meunier.

Elle n’a jamais quitté la vie « climbiastique » et on pourrait dire qu’elle est plus Climbia dans son cœur que bien des Climbias.

Elle n’a jamais compté ses heures pour sans cesse les aider.

Elle a reçu, pendant bon nombre d'années les Climbias, le jour du bal, pour y déguster la tête de veau. Là, c'était Lucien qui offrait le Champagne aux autres Climbias et, Lucienne était heureuse de voir ça!!!!

Très longtemps aussi, une équipe formée de jeunes, a réalisé les innombrables sachets de bonbons à offrir au bal d'enfants, chez elle! Bonjour le nettoyage,après!

Elle a, également, pendant une dizaine d'années, reçu les Climbias et leurs épouses, très tard, lors des retours de carnaval, pour leur offrir la soupe à l'oignon (pour respecter la tradition bien ancrée et instaurée depuis tant d'années par Gilberte Genot, décédée en 1985).

 

 

-Martine Bourgeois :

Fille du Climbia Lucien Bourgeois (Président de 1997 à 2008) et épouse du Climbia Michel Meunier.

Elle aussi, elle est « née dedans » ! Elle est toujours au poste aussi pour épauler son mari.

 

-Mary Genot :

Fille du Climbia Pol Genot (Président de 1976 à 1997 à son décès) , épouse en 1ères noces du Climbia Daniel Massart et en 2èmes noces du Climbia Donato Gentile.

Pour elle aussi, les Climbias c’est toute sa vie !

Déjà à l’âge de 8 ans, elle aidait son papa à « monter le concours ».Maintenant, on peut dire qu’elle le gère totalement avec son mari. Ils embauchent leurs 2 fils et Sabine, l’autre fille de Pol Genot, avec toute sa famille pendant la semaine des grands préparatifs !

C'est chez elle qu'une équipe de jeunes prépare les sachets de cotillons et ceux de confetti! Tout ça, dans la bonne humeur!

 

-Josiane Soubrier :

Noël Bertaux (Président de 1948 à 1976 – Président Honoraire de 1976 à 1992 à son décès) n’a jamais eu d’enfant. Josiane, dont il était le Parrain, était considérée comme sa fille. Elle en connaît des anecdotes sur l’histoire des Climbias ! Son mari, Silvano Ticchi est aussi Climbia (Honoraire depuis 2007).

 

 

L'art et les Climbias:

 

- Fernand Verhaegen a peint plusieurs toiles sur le thème des Climbias.

 (né en 1883- mort en 1975).

 

-Roger Londot a peint quelques toiles sur le thème des Climbias.

 (Fils d’un ancien Vice-Président portant le même nom).

 

-Léon sartiaux, peintre lodelinsartois, a peint sur le thème des Climbias ( sur 1 toile, on peut y voir le célèbre Manneken-Pis en habit de Climbia).

 

 

-André Marot a réalisé un montage-collage caricatural .

 

 

-M.Pirson, peintre amateur, a peint 1 personnage coiffé d’un fez de Climbia accompagné d’une broche en bois géante (1 climbia employé en verrerie).

 

-W. Biron, célèbre artisan potier, a réalisé des seaux à champagne, des refroidisseurs à vin, des lampadaires… sur le thème des Climbias.

 

 

-Huguette Hennaut a réalisé une carte postale à l’effigie d’un Climbia…….et tant de magnifiques illustrations pour décorer le Journal publicitaire des Climbias !

L’illustration de l’affiche actuelle du bal d’enfants des Climbias, c’est également grâce à elle: ce magnifique dessin a été créé (à l'occasion du 50 ème anniversaire du bal d'enfants) par les élèves du cours d' infographie - publicité du C.E.C.S. de Couillet où Huguette était Chef d' atelier.

Avant cela, lorsqu'elle était prof. d'arts Plastiques au C.E.C.S. Henry Dunant (à l'époque, Ecole Professionnelle et Technique de la rue du Chemin Vert à Lodelinsart), elle a réalisé, avec ses élèves, pendant plus de 10 ans, les décors très appréciés pour décorer diverses salles du bal des Climbias. (Il faut préciser qu'après ces 10 années, c'est L'Ecole Sainte-Anne de Gosselies qui a pris la relève pour fabriquer les décors, et ce, pendant plusieurs années aussi).

Huguette Hennaut est l' épouse de l’ex 1er Vice-Président, Jacques Lacroix.

 

 

-F.Giacomello a dessiné une sérigraphie en noir et blanc représentant un Climbia et une dame déguisée.

 

-Ben Genaux a dessiné une sanguine représentant le rondeau dans la salle de la Ruche Verrière.

 

-Jacques Raes a dessiné de courtes bandes dessinées sur les Climbias.

 (dessinateur attitré du magasine Carolo-Service).

 

 

-Michel Bagérius a réalisé une B.D. entière : « LA FOLLE HISTOIRE DES CLIMBIAS ».

 

-Yvy ( de « La Nouvelle Gazette » de Charleroi) a dessiné de nombreuses caricatures de Climbias.

 

 

-El Gaviot a écrit une poésie en wallon pour le 100e anniversaire du club. (écrivain dans le magasine « Carolo-Service »).

In cent’nèr.

Quand on vout fièster n’saqui qu’atrape cint ans

On va piane-piane pou n’nén trop l’èskeûre :

Diâbe vous, à s’n-âdje-là on est fragile.

Mins l’ cent’nère qui va bén seûr clicoter pou

Ses ans, c’est l’cén dè l’Sôciètè des Climbias.

On a bén fé d’remplacer l’plantchî dè l’ Ruche

Vèrrière, au Sart, pace qui, sins ça, asseûrè

Qu’il âreut yeû passè woute pou l’ocâsion.

 

-René Meunier (Président des Coquiats, Cercle Wallon de Lodelinsart) a écrit la musique et les paroles de « In air pou les Climbias » pour le 95ème anniversaire.

Il en est même ressorti un disque 45 tours interprété par Guy Dafranc.

In air pou les Climbias.

On pâl’ souvint d’in monchas d’sociétés.

Tous costès, ça flori

Pou né, grand chôse, pou fér n’importe qwè

Ca n’s’reut co qu’pou l’pléji.

I gn’a des cèn’s pourtant qui val’nut l’côp :

Nos avons l’chance droci,

Faut nén cachî, vos n’ dè trouv’rèz nul pau,

En’ pus bèle qui c’t’èl’ci.

 

Refrain :

Les Climbias

Des group’mints d’ t’avau là,

C’est l’pus grand, c’est l’pus bia.

Les Climbias

N’ fèy’nut rén à mitant.

Is vont toudis d’ l’avant.

Les Climbias

Autou d’yeusses ont moustrè

Cu qu’v’leut dire charitè

 

Les Climbias, c’est prouvè

Ont seu tènu l’pot drwè.

C’est pou ça

Qu’is ont tout près d’cint ans.

Is sont co djônes pourtant

Les Climbias.

 

 

Tous l’ s’ ans, sakants djous après l’mardi-gras,

A l’swèréye on ètind,

Vènant d’Boun-Air èyet rotant au pas,

El musike qui diskind :

Is vont à l’salle, à l’Ruche dissus l’ grand place,

Pa d’vant in monchas d’djins.

Cest leu grand bal, I faut trouver d’el place

Pou fiester l’évèn’mint.

 

 

Finale du 2ème refrain :

E dissus l’place du Sart,

Pou nos èfants, pus tard,

Seûr qu’on f’ra

In djoli monumint

Qui rappèl’ra l’momint

Des Climbias.

 

 

-Claudine Polfliet a écrit une chanson dédiée aux Climbias, en 1992.

Longue vie aux Climbias.

L’équipe des Climbias, un beau jour débuta

Par nos amis verriers, qui aimaient s’amuser.

Après leur dur labeur, ils aidaient de bon cœur

Les pauvres beaucoup trop fiers, pour clamer leur misère.

 

Ils trouvèrent primordial, d’organiser un bal

Pour boire, rire et danser et ainsi récolter

L’argent qui permettra, d’apporter de la joie

Et ainsi associer « plaisir et charité ».

 

Refrain :

En tenue d’apparat, ils sont fiers les Climbias

D’organiser un bal, qui suit le carnaval.

C’est extraordinaire, car dans leur centenaire,

Ils font vraiment honneur, à leurs prédécesseurs.

Toujours jeunes et très beaux, généreux et loyaux,

Les treize Climbias, à ce jour, ne manquent pas d’humour.

Avec eux, déguisés, venez vous amuser.

Chantez tous avec moi, longue vie aux Climbias !

 

 

Claudine Polfliet a aussi écrit un poème, en 2008, dédié au Président, Francis Debryune.

Cher ami.

Je te l'ai dit, il y a deux ans:

"Tu serais un bon Président

A la tête de nos Climbias

Car tu as les épaules pour ça".

 

Tu as été l'ami de Pol

Qui voulait garder le symbole

Des verriers humbles et charitables

Aimant le peuple, étant affables

Avec les couches de la société,

En aidant les autres par charité.

 

Ce n'est pas une tâche facile:

Il faut faire face aux imbéciles

Qui veulent toujours salir l'image

Des êtres purs, des êtres sages.

 

Je suis certaine que de "là-haut"

Pol sera ton porte-drapeau,

Te dirigeant de "l'au-delà"

Car il veut bannir les dégats

Que l'on a fait pour tout détruire.

A toi de vouloir reconstruire

La bonne ambiance qu'il y avait

Avec amour, avec respect.

 

Pour les pauvres qui vous soutenaient,

Tu devais reprendre le relais.

Je suis certaine que ta famille

Sera pour toi une vraie béquille

Car ils ont tous, au fond du coeur,

Le grand respect des vraies valeurs.

 

 

-José Laffineur a écrit, en 1996, une poésie sur les Climbias.

Une pince de bois en source d’espérance.

Le Climbia philanthrope souffle la charité

En habit redingote dans un bal costumé

Sa corne d’abondance distribue çà et là

Des bons, des récompenses aux lodelinsartois

 

Véritable spectacle, défilé de plaisir

Ce généreux cénacle devient le point de mire

De tous les carolos, pour un soir, déguisés

En clowns rigolos,en tenues de fées

 

Et la Ruche Verrière se fait pour une nuit

Le centre de la Terre quand son neutre jury

Statue pour les lauriers de l’imagination

D’originalité et de grande illusion

 

Les treize compagnons perpétuent pour leurs pairs

Toute une tradition largement centenaire

Plaisir et charité renforcent leur devise,

L’emblème de l’amitié qui éclipse la crise….

 

Le souffle du verrier réinsuffle l’espoir

A tout déshérité brodant la vie en noir

Une pince de bois en source d’espérance

Lui indique la voie supprimant les souffrances…

 

 

-Mary Genot (fille de Pol Genot, Président des Climbias décédé en 1997 qui a été le dernier Bourgmestre de Lodelinsart et Echevin des sports de la Ville de Charleroi jusqu’en 1995 et épouse du Climbia Donato Gentile) a créé une poésie, en l’honneur du 50e anniversaire du bal d’enfants des Climbias créé en 1950.

Institutrice maternelle à l’Ecole Communale de Lodelinsart Gros-Fayt, elle avait déguisé les petits de 3e maternelle en Climbias à l’occasion de la fête des mamans de 1999.

 

Maman,

Tu es ma maman de sang, maman chérie.

Mais j’ai une autre mère, c’est la Wallonie!

Je ne saurais pas l’embrasser fort comme toi,

Ni m’y blottir comme dans tes bras.

Tu es ma maman donc tu es la plus belle !

Mais j’éprouve des sentiments d’amour pour elle:

C’est la région où je grandis, où je vis

Depuis que je suis tout petit, tout petit.

L’an 2000,avec Internet et Euros,

Ne changera pas les wallons en robots !

A Lodelinsart, il y aura simplement

Un très grand rassemblement au bal d’enfants,

Pour fêter le cinquantième anniversaire

Avec les treize Climbias, wallons centenaires!

 

 

-Une classe de l’Ecole maternelle communale de Lodelinsart Ouest a participé et gagné au concours lancé par les Climbias à l’occasion du 50ème anniversaire de leur bal d’enfants  (11 mars 2000): il fallait créer le dessin d’une affiche pour cette occasion.

 

-Franz Wangermée, né en 1894, il a écrit l’air des Climbias. (Il s'agit de l'air que vous entendez sur ce site).

Gamin de Lodelinsart, il était devenu professeur à l’Académie de Musique de Bruxelles.

 

 

Voici les paroles, créées par des Climbias, qui ont été mises sur les notes de musique :

 

Premières paroles de la marche des Climbias, datant de 1893.

 

Jeun’filles, regardez bien

A c’qui vous appartient.

Les djonn’s hommes di no timps

Sont d’vènu trop malins.

In caup qui pâle-nu bia

C’est pou l’armonica.

Tra la la la la……. la la la la…………

 

 

 Paroles actuelles de la Marche des Climbias:

Nous sommes les Climbias,

Un groupe de bons amis

Qui n’font pas d’embarras

Quand ils sont réunis.

Pour les lodelinsartois,

Nous n’avons qu’un soucis:

Les amuser et les aider.

 

Et vivent les Climbias

Qui depuis très longtemps,

Coiffent la roug’ chéchia

Pour la joie des braves gens.

Et vivent les Climbias

Qui font l’ bien en riant,

Sans être avares

Pour Lodelinsart.

 

 

Chaque Climbia a son couplet personnel:

(pour le folklore).

 

 

Michel Meunier (entré en 1979)

 

Couper des ch’veux rebelles

Ou des fleurs naturelles,

De nos sous faire appel

C’est l’affaire de Michel.

Il abreuve nos gosiers

Sans oublier d’payer.

Comme le Meunier,

Il sait compter.

 

 

Jean-Pol Jacobéus (entré en 1979)

Oeuvrant pour les travaux,

Sur chantier, au bureau,

Jean-Pol Jacobéus

Tire des plans tant et plus.

Il doit céder l’fanion

Au plus grand compagnon!

Chacun son rôle

En farandole.

 

 

Donato Gentile (entré en 1991 pour le 100e bal)

Elu pour le centième,

L’grand bal, c’est du boulot!

Dona, lui, son problème

C’est d’trouver les tuyaux.

Chaque année travesti,

Il a changé d’habit,

Pour mieux aider

Les démunis.

 

 

Francis Debruyne (entré en 1993)

Rideau ! Il est présent,

Pour distraire les enfants.

La »Ruche » c’est sa chaumière,

Pour les sons et lumières.

3,2,1…..C’est parti,

Francis nous éblouit!

Bien connecté,

Lui c’est ok!

 

 ( nommé Président en 2008)

Elu selon ses voeux,

Francis en a bien deux,

Deux couplets en rimant,

Puisqu'il est Président.

En rassembleur de troupes,

Il a le vent en poupe.

Pour les Climbias,

Crions "Viva"!

 

 

Daniel Gauquier (entré en 1998)

Enseignant jour et soir

La touche, le blanc, le noir.

A toute cause dévoué,

Présent ! Daniel Gauquier.

Fidèle au rendez-vous

Du soleil andalou,

Pour la belle forme,

Il est notre homme.

 

 

Eric Lecomte (entré en 2005)

Cet illustre personnage

En apparence très sage!

Diplômé d’Warocquè,

N’est ni chien ni roquet.

Charité et plaisir

Animeront son sourire.

Eric Lecomte,

Sur toi, on compte!

 

 

André Quertinmont (entré en 2007)

André entre en fonction,

Ferré comme du béton.

Climbia entrepreneur

Pour donner du bonheur.

Ping-pong est sa passion,

Jeux d’mots à profusion.

Faut rigoler

Dans l’comité!

 

 

Christian Meysman (entré en 2007)

Christian, homme de lumière,

Entre à la « Ruche Verrière ».

Ca brille, ça claque, ça pète,

Son dada , c’est la fête!

En grand et en couleurs,

Il met le feu au cœurs.

Artificier,

C’est son métier.

 

 

Jérémy Cornet (entré en 2007)

Bienvenue à Jérémy,

Déjà on l’applaudit,

Car chez lui le ramage

Est égal au plumage!

Il est fier et ravi

De son nouvel habit.

Allez, l’artiste,

Un tour de piste!

 

 

 Murphy Smets (entré en 2009)

Murphy lève sa coupe,

L'cadet rejoint la troupe.

Passionné de géants,

Au carnaval, dansant.

Pour le bien, il bataille,

Sans bouder les ripailles.

Battre en retraite,

N'est pas son fait.

 

 

Khaled GHOMADI (Eddy) (entré en 2009)

 

Pour aider les humains,

Eddy récolte les gains.

C'est lui qui désaltère

les 12 autres compères.

Au service des amis,

il n'est pas démuni.

Face aux déboires,

l' Climbia prend part.

 

 

Roger DEFFONTAINE  (entré en 2009)
 

Claironnons le partout,

Roger est parmi nous,

Débordant d'énergie.

Faut vivre en harmonie.

Sports,folklores, la Madeleine,

Pour tout cela, il peine.

A pied, à cheval,

Il a l'moral.

 

 

Patrick De Spiegeleer (entré en 2010)

 

Patrick De Spiegeleer,

la bière c’est son affaire.

S’amuser  entr’ amis,

mais c’est le paradis.

Il faut bien faire son deuil,

la vie est pleine d’écueil,

Mais les Climbias, sont toujours là.

 

 

Paroles des couplets des Climbias honoraires actuels.

 

Lucien Bourgeois (entré en 1957)

Si son père fit du styl’

Lui n’travaill’ que l’pistil.

Il ador’, dit-on même,

Jusqu’à le « chri’ en thèm ».

Mais bien qu’étant Bourgeois,

Il reste « pro. les terres ».

Lucien, cinq doigts

On te les serre!

 

(Nommé Président en 1997-Président Honoraire en 2008).

 

Chez nous on prend du grade,

Même entre camarades:

Notre plus petit Climbia,

Maintenant est un peu là.

Devenu Président,

Tant il est compétent,

Notre Lucien

Suit son chemin.

 

 

Jean-Marie Delferrière (entré en1961- Honoraire en 2007)

De longs cheveux coiffé,

Venu « instantané »,

Il a « bobine » altière,

Jean-Marie Delferrière.

Il avance ou recule

Devant ses « pellicules ».

Et « flash » partout

Quand ça vaut l’coup.

 

 

Jacques Lacroix (entré en 1976-Honoraire en 2008)

Un d’nos plus beaux élus

A toujours beaucoup plu.

Puisque maître d’école,

Pour lui le protocole.

Aimant fill’s et grammaire

Ainsi que la bonn’ chair,

La règle de trois,

C’est Jacques Lacroix.

 

 

Pol Hasquin (entré en 1978-Honoraire en 2006)

Pour notr’publicité,

Maintenant nous sommes parés,

Presse du jour et du soir

Conteront toutes nos histoires.

S’il semble bien tranquille,

Il a la plume facile,

Stylo en main,

C’est Pol Hasquin.

 

 

Pol Lefèbvre (entré en 1997- Honoraire en 2008)

Pol est maintenant des nôtres!

C’est un nouvel apôtre

Qui entre en notre sein.

Treize à table pour le bien!

Des projets il dessine,

Défendant ses racines.

Il sait prêcher

La charité!

 

 

Silvano Ticchi (entré en 2001-Honoraire en 2007)

Roulant des mécaniques,

On hérite d’un loustic.

Pour ram’ner des euros,

V’la Ticchi Silvano.

Muni d’son chalumeau

Qui guérit tous les maux.

En piste, java…

A table, pasta!

 

 

 

Paroles des couplets de Climbias décédés à qui les Climbias actuels veulent toujours rendre hommage.

 

Noël Bertaux (entré en 1921- devenu Président en 1948-Président Honoraire en 1976-Décédé en 1992).

Pendant plus d' cinquante ans,

Il a donné son temps.

Il fut un Président

Comme on en voit rarement.

Noël n’a pas volé,

De par son savoir-faire

Et son doigté,

D’être honoraire.

 

 

Pol Genot (entré en 1954-Président de 1976 à 1997-Décédé en 1997, toujours dans sa fonction de Président).

Mais l’plus beau , l’plus coquet

De notr’ « petit milieu »

Est l’Climbia guilleret

Qui « p’lote » on ne peut mieux.

« Je not » qui s’appelle Pol

Et qu’il a le beau rôle

Ce tout mignon

Et beau garçon.

 

 

 

-Poésie datant de 1893 (auteur inconnu).

 

Cette poésie en patois de Charleroi, jugée très difficile à dire, a été quelque peu transformée après le 100e bal car les Climbias prennent plaisir à la lire de temps en temps aux nouveaux Climbias entrés ou à des sympathisants intéressés par leur patrimoine.

Ca donne ceci :

 

L’histwère qui chut est st’arrivée

Vo pouvet dè iesse asseûret.

Simplement, elle vos est racontée

Pasqui gna pu d’cint ans qu’ell’s’a passet.

 

Premi bal.

 

Les pus résolus d’en’ bell’ assemblée,

Teertous bons piliés d’cabaret,

Après awet bu tout en’ swèrée,

Ont décidè d’fé in bal masqué.

 

Gnaveut Mineur, Gédéon et Zante,

Il grand Paul, Arius et Victaur,

Djoseph qui vleut toudi qu’ l’amour tchante;

C’ n’est né Oscar qui lyi donneut taurt.

 

Min gnaveut des mantches à mette,

Pou fé danser din in salon.

Eyet c’esteut fé en’ risquette

Di tércau bwère in bia bouillon.

 

Persoone n’aveut rén à s’poche.

Arius, el comptâpe, esteut fauchet.

Travayi ainsi, c’esteut moche

Eyet pourtant, l’bal y dècidet.

 

On a fé des tout’ pètit’s affiches

Né pu grand’ qu’èn’ fouye di cahiet.

Et en ratindant qu’il miraque s’accompliche,

On a d’meuret transis eyet starpets.

 

Il grand djoû d’el swèrée à huit heûres,

Din l’salon, né èn’ âme à trouver.

L’affère y a peu près bé seûre

Qui n’ véreut persoone pou danser.

 

Dijons même qui pa maltchance infinie

I plouveut à crèver c’ swèrée-la

Et din l’local di l’ « Harmonie »,

Gnaveut treize hommes pu blancs qu’ des navias.

 

Tout d’in caup, l’caissier wet drouvu l’huche:

C’y deux feum’ qui v’ni aveut précaution.

Y « Vènet,dit Robert, c’est par là qu’on muche ! »

Et ils z’èssèrr’ d’emblée didins l’salon.

 

Ca sty l’bounheûr du premi comitet !!!

Les deux galants sont v’nus tout tchûte après.

A mégnût,l’salon y complet,

Les treize Climbias estént sauvets !.........

 

 

-Hubert Guyot (bibliothécaire communal) a parlé des Climbias dans son livre « Lodelinsart. Pages d’Histoire », édité en 1951.

 

-Marcel Vandriessche (bibliothécaire communal) a écrit un livre,en 1982 : « Si Binche a ses Gilles…Lodelinsart a ses Climbias ! ».

 

-Jacques Mathieu (boucher à Lodelinsart Gros-Fayt) a fait preuve d’art culinaire en créant le boudin Climbia en 2001.

Depuis, sur la vente de ce produit, il octroie un bénéfice substantiel au club philanthropique, geste original et généreux.

 

 

-Bernard Suin (dit Ziré) a écrit, en 2003, une satire sur les Climbias lorsqu’ils avaient été reçus par lui dans son « Théâtre de Poche » de Charleroi, comme invités du « Lundi du Poche ».

La voici :

 

Voilà plus de 100 ans que des hommes (des carolos de Charleroi) essayent de nous faire croire que le climbia n’est autre qu’un petit bout de bois.Ce mensonge se perpétue depuis plus de 100 ans et je voudrais, ce soir, enfin rétablir la vérité !

 

Qu’est-ce q’un Climbia ?

C’est un homme vêtu d’ un habit noir, avec gilet et nœud blancs, avec un pantalon trop court et un petit seau rouge sur la tête en guise de chapeau.

Il vit dans une ruche et il aime bien boire in petit canon.

2 détails sont importants, côté costume:

-le seau rouge, posé sur la tête pour être le plus près possible de la bouche, sert à expulser parfois un trop plein dû à une erreur d’aiguillage.

J’entends par là, qu’une erreur de commande du garçon de café peut entraîner le Climbia à devoir boire une gorgée d’eau, ce qui a pour effet de provoquer une intoxication à laquelle ne pourrait survivre la victime si celle-ci vidait l’entièreté de son verre.

-les souliers vernis sont destinés à découvrir la couleur de la petite culotte de la partenaire avec laquelle il danse.

Car, le Climbia est très coquin……preuve en est, le Climbia aime exposer son gland sue son chapeau.

Vous ne me contredirez pas, Monsieur Bourgeois ?

 

Les Climbias, au nombre de treize , vivent, comme je le disais plus haut, dans une ruche appelée Verrière.

Elle fut appelée ainsi suite à la réflexion d’un médecin, qui essayait de déchiffrer une prise de sang faite à un Climbia demandée suite à une fameuse chic (comme on dit).

La réflexion du médecin fut :

« T’as encore bu des verres hier….à la Ruche ? »…….

L’établissement fut baptisé Verrière depuis!

 

Mais n’est pas Climbia qui veut.

 

S’il faut savoir boire des verres, des verres et encore des verres, il faut aussi avoir un gros portefeuille pour payer des verres, des verres et encore des verres.

Et il en faut du tonus, même qu’Armand, qui n’est pas un gamin, n’atteint pas le cota pour être Climbia !

Et pourtant, le regretté Président, Pol Genot, lui avait donné bien des conseils.

 

La jolie cape noire est doublée de rouge…..certains diront que c’est pour montrer qu’on a bien voté socialiste. D’autres diront que c’est pour que ce soit assorti avec le visage.

Mais, c’est aussi la couleur du sang qui traverse péniblement leurs artères encombrées pour arriver jusqu’au cœur!

 

Car le Climbia, s’il nous raconte son bobard de broche depuis plus de 100 ans, est avant tout un homme de cœur!

Et, si je vous ai fait connaître ce soir la vérité sur le Climbia, je conçois qu’il faille continuer à raconter cette légende aux enfants, car l’histoire est belle et de nos jours ils en ont bien besoin.

 

Le Royal Climbia’s club fut fondé en 1892 pour le plaisir et la charité mais, les Climbias, à l’encontre du Sporting de Charleroi, arrivent avec leurs sous à un résultat.

 

Nous n’oublierons jamais que c’est au bal des Climbias que notre présentateur, Pierre Mathues, a soulevé pour la première fois la grande Malu, qu’il croyait costumée.

 

Je vous invite à être présent le jour du bal, à la « Ruche Verrière », pour vivre une soirée particulière de laquelle vous sortirez, je le souhaîte,avec à la boutonnière, une petite broche de bois, symbole de toute la tradition du verre.

 

A ceux qui viendront, lundi prochain, ici au « Poche », avec un climbia à la boutonnière, se verront accéder au spectacle gratuitement.

Mais, que ceci ne les dispensent pas de nous offrir…..un verre!

 

 

- Michel Moreaux a écrit un chapitre sur les Climbias dans son livre « Mémoire en images. Lodelinsart. », en 2006.

 

(fin)